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En août 1914, toutes les armées belligérantes disposaient encore d'effectifs substantiels de cavalerie, et le caractère mobile des batailles initiales sur les fronts de l'Est et de l'Ouest donna lieu à plusieurs exemples d'actions de cavalerie traditionnelles, quoique à une échelle plus réduite et plus dispersée que lors des guerres précédentes. Les 110 régiments de cavalerie de l'armée impériale allemande, aussi hauts en couleur et traditionnels dans leur apparence en temps de paix que n'importe quelle autre unité, avaient adopté la pratique de se replier sur le soutien de l'infanterie dès qu'ils rencontraient une opposition importante. Ces tactiques prudentes suscitèrent les railleries de leurs adversaires français et russes plus conservateurs, mais se révélèrent adaptées à la nouvelle nature de la guerre.
Sur le front de l'Est, un type de guerre plus fluide naquit des vastes terrains ouverts favorables à la guerre montée. Au déclenchement de la guerre en 1914, l'essentiel de la cavalerie russe était déployé à effectifs complets dans les garnisons frontalières et, pendant la mobilisation des armées principales, des reconnaissances et des raids en Prusse-Orientale et en Galicie autrichienne furent menés par des troupes montées entraînées à combattre au sabre et à la lance selon le style traditionnel. Le 21 août 1914, la 4e Kavalleriedivison austro-hongroise livra un important engagement monté à Jaroslavic contre la 10e division de cavalerie russe, dans ce qui fut sans doute la dernière bataille historique à mettre en présence des milliers de cavaliers de chaque côté. Bien qu'il s'agisse de la dernière confrontation de cavalerie en masse sur le front de l'Est, l'absence de bonnes routes limitait l'utilisation des transports mécanisés et même l'armée impériale allemande, pourtant technologiquement avancée, continua à déployer jusqu'à vingt-quatre divisions montées à cheval à l'Est, jusqu'en 1917.
Au Moyen-Orient, pendant la campagne du Sinaï et de Palestine, les forces montées britanniques, indiennes, ottomanes, australiennes, arabes et néo-zélandaises conservèrent un rôle stratégique important, à la fois comme infanterie montée et comme cavalerie.
